Muséologues, commissaires d'exposition et médiateurs scientifiques.
Lors de la conception d'une exposition sur le changement climatique dans un musée ou centre de sciences.
Cette thèse de doctorat de Marine Soichot (Muséum National d'Histoire Naturelle, janvier 2011) analyse comment les musées et centres de sciences traitent le changement climatique en tant que problème socioscientifique. À partir de l'étude de 4 institutions (Science Animation Toulouse, Cap Sciences Bordeaux, Science Museum Londres, Cité des Sciences et de l'Industrie Paris) et de 10 productions muséales, elle identifie 5 modes de médiation muséale : rupture, contextualiste, informatif, résolutique et réflexif. La recherche s'appuie sur une analyse de 417 articles de news magazines (L'Express, Le Point, Le Nouvel Obs, 2005-2007) et mobilise les champs STS (études sociales des sciences) et la muséologie des sciences. Des concepts clés comme le « poids d'une cause sans adversaire » et la « déconflictualisation » sont explorés.
Terms and ConditionsLors de la conception d'une exposition sur le changement climatique dans un musée ou centre de sciences.
Pour analyser les stratégies de communication scientifique d'une institution face à un problème socioscientifique.
En cours de master ou doctorat sur la médiation des sciences et les controverses climatiques.
Ouvrez le fichier dans Xmind pour découvrir l'organisation de la thèse et les branches dédiées aux cinq modes de médiation muséale.
Naviguez dans les sous-branches détaillant les quatre institutions étudiées et l'analyse des articles de presse pour approfondir les concepts clés.
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Les 5 modes sont : le mode de la rupture, le mode contextualiste, le mode informatif, le mode résolutique et le mode réflexif. Ils permettent de catégoriser comment les musées traitent un problème scientifique ou socioscientifique.
Quatre institutions sont analysées : Science Animation Toulouse (expositions « Quel climat pour demain ? » et « Changement climatique: comment sait-on ce que l'on sait ? »), Cap Sciences Bordeaux (« Climat sous influence », « Clim'way »), Science Museum Londres (Antenna, « Atmosphere ») et la Cité des Sciences et de l'Industrie Paris (« Climax »).
L'analyse de 417 articles de L'Express, Le Point et Le Nouvel Obs (2005-2007) montre une construction du changement climatique comme « problème public » avec une définition dominante, une cause sans adversaire, et une tendance à la déconflictualisation et dépolitisation.
Le « poids d'une cause sans adversaire » désigne la difficulté pour les musées à adopter des approches interventionnistes tout en alertant sur le changement climatique, car il n'y a pas d'opposant clair, ce qui conduit à une neutralité revendiquée mais à l'absence de controverses.
Oui, elle suggère que les musées devraient dépasser le simple relais du consensus scientifique et intégrer des dimensions sociopolitiques, en adoptant des modes de médiation réflexifs et critiques pour mieux traiter les problèmes socioscientifiques.
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